Hôpitaux de Luchon

Embrouilles au sein des hôpitaux de Luchon 31110

La Dépêche du midi médiatise l'affaire

Rédigé par admin - -

Aujourd'hui 31 Janvier 2015, la Dépêche du Midi produit un article sur cette affaire mettant en cause les hôpitaux de Luchon et c'est intéressant car la dernière évolution du débat nous a fait changer de registre.

Ma maman ayant "avoué" devant le psychologue de service que au moins une de ses décision (la mise sous tutelle) avait en fait été  "suggérée" par l'assistante sociale du Centre de Rééducation fonctionnelle,  une nouvelle perspective s'ouvre qui confirme les craintes du fils qui ne comprenait plus le comportement de sa mère depuis qu'elle avait intégré cette structure...
 
...et pourquoi la famille était si indélicatement écartée des décisions depuis au moins trois semaines.
 
Ce que dit Monsieur Richet  le directeur délégué de l'hôpital est très grave pour plusieurs raisons.
 
1/ Il prétend qu'il ne s'agit là que d'un «différend familial» alors que justement, la famille est très unie à ce sujet et entoure la maman, et il ne précise pas sur quoi il se base pour procéder à une telle affirmation qui pourrait ressembler à une diffamation publique mais cela est une autre histoire.
 
2/  S’appuyant sur "deux expertises qui auraient eu lieu avec un psychologue" (celui de 'hôpital sans doute), il affirme que "la patiente actuellement dans son service «a toute sa tête» et «est complètement capable de prendre des décisions"
 
Ce qui est remarquable, c'est qu'il refuse de confirmer ce diagnostic par par écrit à la famille sous sous prétexte de "secret médical" malgré une mise en demeure et qu'il donne cette information à la presse. Nous y voyons là quelque chose d'étrange.
 
Sur ce, comment expliquer des "expertise médicales" de cette importance dont nous n'avons aucune traces pour le moment sans même que la famille ait été interrogée sur le sujet surtout quand nous savons la sensibilité de ce genre d'affaires et que ces examens sont menés par des spécialistes choisis sur une liste de dix imposée par le procureur de la république. 
 
D'autant plus que l'hôpital dés le début s'est opposé à faire une telle démarche à la demande pressante du fils.
 
Concernant la présumée plainte a déposée par l'hôpital contre ce blog et une demande de sa fermeture, nous avons déjà signalé que les gendarmes de Luchon ont ""appuyé" cette demande avant même un quelconque dépôt de plainte dix minutes seulement après les menaces verbales en ce sens du directeur délégué du CRF de Luchon qui semble pratiquer avec passion l'instrumentalisation policière. Est-ce bien réglementaire ?
 
A ce propos, ce blog ne disparaîtra  pas si facilement (il y a une procédure judiciaire à respecter pour ce faire) mais, comme cela a déjà été annoncé, cet espace a été cloné au cas où il viendrait à disparaître à l'URL https://hopitauxluchon.wordpress.com/ d'où en cas de malheur, les luchonnais et luchonnaises pourrons continuer à suivre cette passionnante histoire car les USA (où se trouve le nouveau serveur) ont une autre idée que le gouvernement français de la liberté d'expression.
Porter plainte est une chose mais déclarer la guerre à l'Amérique pour ça en est une autre. ;)
 
En outre, les visiteurs pourront s'inscrire sur ce blog plus moderne et être informés au jour le jour des nouveaux évenements. 
 
Il semble que le hôpitaux de Luchon aient commis une sacré boulette et, si ce blog n'était qu'une initiative plus ou moins discrète de se faire entendre car seule cette structure refusait de l'écouter, nous avons maintenant d'autres oreilles en plus des spécialistes extérieurs (associations, médecins, psy, juristes etc...) que j'ai sollicité pour m'aider à porter ce fardeau.
 
Pour les dernières nouvelles, la psychologue du service hier, bien qu'ayant bien travaillé à rétablir la relation écornée par cette histoire du fils avec sa mère, déclare maman sortante dans une semaine maxi et, ayant refusé l'alternative d'une maison de repos (ou de convalescence) pour permettre à maman de souffler et de mûrir sa décision de passer à la case maison de retraite (et nous donner le temps d'en trouver une) elle ne m'a pas vraiment donné de choix.
 
Rentrer chez elle ou maison de retraite.
 
Refusant comme ses collègues de me confirmer malgré ma demande expresse si la vieille dame est bien capable de réintégrer au cas où son foyer.
 
Cela dit, l'article de La Dépêche ce matin à officialisé le début d'une guerre dont Monsieur le Directeur comprendra les enjeux car il est maintenant devenu évident pour tous que la patiente qui «a toute sa tête» et «est complètement capable de prendre des décisions» est singulièrement "poussée" à prendre lesdites décisions de "choix de sa maison de retraite" et de "mise sous tutelle opportune".
 
Pour la petite histoire, donnons un élément qui m'avait échappé.
 
Dans son discours avec sa famille et devant l'opposition de cette dernière à la direction Era Caso, la maman disait "que c’était un essai et que c'était juste pour deux mois à ses frais."
 
Pendant pratiquement un mois, nous avons bataillé contre cette salade, l'assistante sociale montait tout de même le dossier et, qu'est-ce que j'apprend hier de la psychologue ?
 
Era caso ne veut pas de votre mère parce qu'ils n'acceptent pas les séjours temporaires.
 
Cherchez l'erreur ? ;)
 
Copie de l'article de La Dépêche du 31 janvier 2015 au cas peu probable où il disparaitrait..
 

L'affaire qui oppose actuellement un habitant de Luchon, Jack Paloque et l'hôpital de la ville, est essentiellement privée. La maman de ce monsieur, âgée de 90 ans, est dans l'établissement pour des soins. Cette dame qui vivait à Montauban-de-Luchon a fait part à son fils le désir d'aller vivre désormais dans une maison de retraite de la ville. Selon ce dernier, cette décision ne correspond pas au désir de sa maman. «J'ai donc demandé des examens complémentaires auprès du coordonnateur des soins, indique-t-il, pour savoir si elle est capable de décider, dans son état, de ce qu'elle veut faire». Et il a multiplié les courriers en ce sens à la direction de l'hôpital, affirmant aujourd'hui «n'être pas entendu».

Pour le directeur délégué de l'hôpital de Luchon, Fabrice Richet, il ne s'agit là que d'un «différend familial». Il affirme que la patiente, actuellement dans son service «a toute sa tête» et «est complètement capable de prendre des décisions». Il ajoute même «deux expertises ont eu lieu, avec un psychologue, qui corroborent le fait que cette dame peut parfaitement décider elle-même de ce qui est bon pour elle et de ce qu'elle souhaite».

L'affaire s'est envenimée ces derniers jours, lorsque Jack Paloque a ouvert un blog dans lequel il lance des accusations contre la direction de l'hôpital. Une plainte a été déposée par l'hôpital contre ce blog et une demande de sa fermeture a été demandée chez les gendarmes de Luchon. Pour l'heure le bras-de-fer se poursuit autour de la décision de cette dame qui se retrouve, bien malgré elle, au cœur d'un conflit qui ne semble pas s'apaiser.

Jean-Christophe Thomas

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