Hôpitaux de Luchon

Embrouilles au sein des hôpitaux de Luchon 31110

Premier courrier du CRF de Luchon auquel il n'a pas été fait de réponse

Rédigé par admin - -

Suite aux interrogations de la famille concernant le sort de notre mère et la direction des investigations concernant son état de santé, le fils écrit au directeur du centre CRF Luchon 

Cette copie du courrier adressé le 16 janvier 2015 est anonymisé pour préserver la confidentialité des familles.

Monsieur le Directeur,

Je viens d'avoir un contact avec ma soeur cadette concernant la situation de notre mère traitée actuellement au sein de votre service au Centre de Rééducation Fonctionnelle 5 cours des Quinconces - 31110 BAGNERES DE LUCHON

Cette dernière serait dirigée à la sortie vers la maison de retraite Era Caso selon les dires de Madame Doste assistante sociale "à sa demande expresse" et lors de leur  entretien téléphonique, cette assistante sociale aurait précisé à ma soeur que j'étais d'accord ce qui n'est absolument pas le cas.

Ma mère m'a dit que ma cadette était aussi d’accord ce qui ne correspond pas non plus à la réalité, et je m'interroge sur ce déficit de communication alors que je suis personnellement intervenu auprès de Madame Doste pour lui signaler une situation de souffrance dans la famille concernant le devenir de notre mère après sa sortie de l'hôpital dont vous êtes le directeur.

Je lui disais que ma mère, actuellement très fragile de part sa vulnérabilité, n'était pas prête à prendre une décision concernant son admission dans une maison de retraite (elle n'a jamais examiné la question et n'en a visité aucune), l'aspect financier n'a pas été étudié sérieusement, et qu'il était hors de question qu'elle rejoigne Era Caso en particulier pour des raisons que je lui ais formulé et qu'il est inutile de repréciser ici.

De plus, je lui faisais part d'une situation de présumée tentative de spoliation de son usufruit et de mes inquiétudes concernant sa vulnérabilité et sa capacité à prendre des décisions qu'elle pourrait regretter par la suite. 

Nous avons ensemble évoqué l'opportunité de demander une protection juridique et ma soeur et moi-même avons différé l'envoie d'un dossier au Procureur dans l'attente de l'avis de l’équipe médicale que nous n'avons toujours pas à ce jour.

Or, quand j'ai rencontré cette équipe le 09/01/2015 pour aborder ce sujet, l'équipe en question ne semblait pas informée et nous avons encore une fois été confronté à un problème de communication avec Madame Doste qui a d'ailleurs fort peu civilement et professionnellement quitté la pièce laissant le problème en l'état.

Il a été convenu avec l'équipe (Dr Shukr et cadre du service) qu'une nouvelle évaluation de l'état de ma mère serait réalisé dans l'optique bien sûr de décider si cette dernière était en capacité de prendre une décision et je n'ai toujours pas de nouvelles alors que ma maman est prête a être transférée ayant déjà commencé à préparer ses valises. 

D'autres faits se sont manifestés entre temps que vous pourrez apprécier à la lecture des copies des trois emails que j'ai envoyé à Mm Doste actant mes questionnements et lui donnant nos sentiments.

Il est à noter qu'elle ne fait pas réponse à ces inquiétudes (ni en oral d'ailleurs) et notre impression est que la famille a le sentiment d'être tenue à l'écart des explorations et décisions concernant la délicate situation de notre mère pour laquelle nous somme bien sûr évidement concernés. Nous sommes très inquiets.

Jusqu'à aujourd'hui, il est clair que ni Madame Doste ni l'équipe médicale n'ont tenu aucun compte de l'alerte que j'ai lancé en les rencontrant concernant...

- La fragilité psychologique de notre maman et sa capacité à prendre de graves décisions concernant son avenir immédiat et la préservation de son patrimoine
- Dispositions à prendre pour préserver son intégrité
- Son réel état psychologique

Je veux par cet appel attirer votre attention sur la gravité de cette situation et les conséquence que pourraient avoir des décisions hâtives dans ce cas de figure tout en m’étonnant du fait que nous rencontrions tant de difficultés à nous faire entendre et ne soyons toujours pas normalement informé d'autant plus que des décisions semble se prendre (Era Caso) alors que la famille y est farouchement opposée. Du moins une partie;

Ma conclusion est que l'assistante sociale attachée à votre établissement prend beaucoup de risque en gérant de cette façon une situation ambiguë, et que votre établissement, en ne prenant pas au sérieux les alertes d'une famille et en ne procédant pas au moins à un signalement de suspicion de maltraitance et de spoliation de personne âgée vulnérable ne remplis pas le devoir pour lequel il a été mandaté.

Vous en saurez plus sur cette affaire en demandant des précisions à Madame Doste, au cadre du service avec qui j'ai dialogué, et je me tiens à votre disposition pour des précisions qui pourraient vous être nécessaires.

Trouvez ci-dessous trois courriers adressés à votre service social.

Respectueusement, 

Ps: Dernière minute

J'attendais un contact avec ma maman avant d'envoyer ce mail et je viens de l'avoir au téléphone.

Elle me dit qu'elle "ne sait toujours rien" et qu'une psychologue est passée la voir aujourd'hui qui lui aurait dit "qu'il fallait attendre qu'il y ait une place à "Gabriel Rouy" ou à "Era caso". (sic)

Si je suis ravi qu'un spécialiste ait enfin interrogé notre mère, je suis toujours circonspect quand aux décisions qui semblent avoir été prises sans que la famille ne leur soir associée et que maman ne soit pas capable de m'en dire plus alors que nous sommes tous très inquiets.

J'ose espérer que vous provoquerez très rapidement une rencontre qui rassurera tout le monde et agirez au mieux pour dénouer une situation qui est déjà devenue intenable et pathogène.

Pour tout le monde votre centre hospitalier y compris. :-//

Le fils de la patiente

-------

Mail du 06 Janvier titré...

Protection de Madame ---

Madame Dost,

Suite à notre conversation téléphonique ce ce matin, j'attire votre attention sur votre devoir d'information et votre responsabilité concernant la fragilité de ma mère qui vient d'entrer en état de dépendance.

L'alerte que nous avons lancé par rapport au risque imminent de spoliation par notre autre soeur (l'aînée) n'a pas été entendue bien que d’après vos dires vous en étiez parfaitement consciente et je ne comprends pas votre soudain revirement alors que vous n'avez procédé à aucune enquête en particulier auprès de la famille.

Sur mon insistance, vous proposez enfin une réunion où seraient présent  le Dr Shukr, le cadre du service et moi-même, et j'insiste sur l'urgence d'une telle démarche avant la sortie de ma mère de votre service afin que nous prenions (ensembles si possible) les décisions qu'imposent sa protection. 

Je pense que vous aurez compris que nous entrons dans une très forte suspicion de maltraitance sur personne vulnérable et je suis désolé d'avoir à vous rappeler vos devoirs à cet égard. 

Merci de me tenir rapidement  au courant de l'évolution de cette situation afin que je prenne les dispositions qui s'imposent concernant la sauvegarde de ma mère et du fonctionnement du service public qui semble sur cette affaire ne pas avoir fonctionné.

Cordialement,

--------------------

Mail du 09 janvier 2015

Rencontre du 09/01/2015 réunion équipe médicale

Madame Dost,

Je regrette que vous ayez quitté si précipitamment  la réunion de l'équipe médicale concernant ma mère faisant montre par là-même d'un manque de tact et de sérénité voire de professionnalisme.

Il est maintenant évident que vous n'avez pas fais remonter dans de bonnes conditions au corps médical l'alerte de la famille puisque le Dr Shukr ne semblait pas être pas au courant, et que la décision de ne pas donner suite à la demande a été prise sans qu'aucune investigation sérieuse n'ait été menées. 
Il semble là qu'il y ait un dysfonctionnement de votre service et je vous avise qu'étant mon principal interlocuteur, je vous tiendrai pour responsable en cas de nouveaux problèmes de communication (entre-autres) liés à cette affaire.

Durant cette rencontre, vous proposiez devant l'équipe que ma mère ,à sa demande, rejoigne l'établissement Era Caso et qu'elle avait pris cette décision elle même rajoutant qu'elle insistait là-dessus.

Or, lors de ma visite à ma mère en sortant de notre réunion, cette dernière m'affirme que ce n'est pas vrai et je me demande de vous deux qui dit la vérité.

1/ Une de vous deux a menti
2/ Ma mère n'a plus toute sa tête ce qui infirme les dires du corps médical qui à priori pense qu'elle n'a pas besoin de protection puisque ma demande a été rejetée.
3/ Je suis un idiot mais je ne crois pas que ce soit le cas.

Quoi que vous en disiez, ma mère est extrèmement influençable et vulnérable et je suis aussi très surpris que l'équipe médicale minimise cette vulnérabilité n'ayant pas détecté les signaux de souffrance habituellement discernés chez les  personnes âgées susceptibles d'être victimes de maltraitance. 

J'attire encore votre attention, et cette fois par écrit, sur le fait que plusieurs indicateurs d'alerte doivent être pris en considération.

Outre le risque identifié de spoliation et son évidente vulnérabilité dues à son grand âge, nous devons être très attentifs à au moins 11 de ces signaux sur une grille de 19 établie par l'observatoire départemental des maltraitances.

• A désormais des difficultés à accomplir seule les actes de la vie quotidienne (s’alimenter, faire sa toilette…).
• Souffre d’un handicap physique.
• Est (parfois) désorientée dans le temps et dans l’espace.
• A l’air anormalement calme, apathique.
• Chute de façon répétée et crainte de chute.
• Vit seule, est isolée socialement (malgré la présence de son fils)
• Ne quitte plus son logement.
• Paraît effrayée, méfiante.
• Souhaite ne plus être aidée par la personne qui prend soin d’elle.
• Se plaint d’être maltraitée.
• Menace de se suicider.

Je rajouterais que ma mère ne sait pas toujours ce qu'elle veut, qu'elle est très influençable, manipulatrice (elle "joue" consciemment ou non entre les uns et les autres), et est parfaitement capable de jouer la comédie et de décider d'aller "au plus offrant" alors qu'elle n'a pas je le pense la capacité de savoir ce qui est le mieux pour elle dans le temps.

En outre, même si elle minimise ce fait (dénie), elle est terrorisé par mes deux sœurs en particulier mon aînée qui a une ascendance néfaste sur elle d'autant plus qu'elle a des intérêts financier.
Cette situation est insoutenable, et, si nous avons pu la gérer jusqu'à aujourd'hui, l'état de dépendance de ma mère la fragilise encore plus et nous ne pouvons pas la laisser seule dans ces conditions. Elle doit être protégée.

Je vous prie de communiquer ces éléments au spécialiste gérontologique et à l'équipe médicale qui devraient évaluer ma maman pour réactualiser la dernière évaluation de novembre 2014 devenue obsolète de part son nouveau statut de dépendance et du subit déclin de son état tant physique que psychologique.

Il est très regrettable Madame Dost que j'ai du insister ainsi pour me faire entendre et surtout que vous n'ayez tenu aucun compte de mes avertissements avec ce manque d’empathie de votre part tant pour la malade que pour la famille.

Le chef du service me contactera pour me donner les résultats de cette évaluation et je saisirai la direction du centre rhumatologie  de Luchon  afin d'avoir un accès au dossier médical et examiner de très prés les conclusions de vos collègues.

Nous verrons alors quelles décisions prendre pour la protection de la patiente que vous êtes sensée accompagner.

En ce qui nous concerne, la relation de confiance entre nous ayant été quelque peu écornée, je verrai quelle suites donner à cette affaire et vous informe que je commence dés maintenant à constituer un dossier.

Ce document  en sera le deuxième élément. :-//

En souhaitant que nos relations se normalisent, cordialement si possible,
--------------------

Mail du 13 janvier 2015 titré...

Du nouveau pour ma maman 

Madame Doste, 

Ma maman me demande de lui emmener des papiers à votre intention.

Ce sont des documents qu'elle m'avait demander de mettre à l'abris chez moi par crainte "qu'ils ne tombent entre les mains" de ma soeur aînée et vous comprendrez que j'ai quelques scrupules à les laisser traîner tant que la mesure de protection juridique n'a pas été mise en place.

Je tiens à votre disposition tout document dont vous avez besoin. Il vous suffit de me demander ce dont vous avez besoin pour autant que j'en dispose bien sûr.

D'autre part,  ma soeur cadette m'a appelée hier soir pour me faire part de votre contact et me dit qu'elle a évoquée avec vous l'éventuelle location de la maison de Montauban de Luchon pour participer au financement de la maison de retraite.

Je porte à votre connaissance le fait que ma soeur aînée bénéficiant  par les termes de l’usufruit d'un droit d'occupation de l'étage de ce bâtiment,  une location d'une partie de la maison serait très problématique sauf emménagement nécessitant de gros travaux qui ne sont pas envisagés dans l’immédiat du moins à ma connaissance.

Merci de prendre en considération ce fait dans vos calculs.

Je suis toujours étonné que vous acceptiez toujours de diriger ma mère vers l'hébergement Era Caso alors que la famille (du moins une partie) vous informe que cela ne serait peut-être pas sa réelle volonté et qu'elle n'a de toutes façons pas examiné d'autres possibilités ni visité aucune structure d'hébergement. Celle-là y compris sa dernière visite datant de plusieurs décennies dans d'autres conditions que celles évoquées en ce moment.

En tout cas, je vous confirme mon opposition concernant le transfert vers cet établissement du moins tant qu’aucune investigation sérieuse n'ait été menées sur sa capacité à prendre subitement une telle décision alors qu'elle m'a toujours affirmé le contraire.

A moins qu'il existe des éléments concernant cette décision dont je ne sois pas informé ce qui serait un comble. 

Mon sentiment est que si le diagnostic médical l'autorise, un retour à domicile serait préférable à une intégration de l’établissement Era caso en particulier et les autres hébergement en général tant qu'elle n'a pas pris le temps de prendre sa décision avec sérénité ce qui à mon avis n'est pas le cas en ce moment.

D'autre part, j'ai le regret de vous informer que votre intervention par rapport à cette affaire (diriger ma mère [soit-disant] "à sa demande" dans l'urgence) a générée au sein de notre famille des complications et même entre ma mère et moi il y a des subits problèmes.

Si avec cette révélation vous ne comprenez pas que cette affaire est bien plus grave que vous l'avez estimé, je vous propose de faire appel à un spécialiste qui nous aidera tous à gérer cette douloureuse situation.

Dans mes recherches ces jour-ci, je me suis fait conseiller par des professionnels et ce matin, le mot "pénal" a été prononcé pour la première fois par un de mes correspondant (filière gériatrique). C'est dire si nous allons tous au devant d'ennuis qui pourraient être évités si vos services apportaient un peu plus d'attention à ce que dit (ou ne dit pas) la famille.

Pour moi, je suis toujours en attente de savoir ce que vous allez faire de ma mère à sa sortie de votre hôpital et dans quelle condition.

Cordialement, 

Classé dans : Courriers - Mots clés : aucun

Les commentaires sont fermés.